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 à nos amours.

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Mariko
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MessageSujet: à nos amours.   Lun 27 Aoû - 22:02


A Salem, de nos jours. Les sorcières ont été (re)découvertes, et les pouvoirs publics se lancent à leur recherche. Anna Myrons, épouse du gouverneur, est malheureusement l'une d'entre elles.

***

Sorcière tu es née et sorcière tu mourras.
Des mots qui retentissent, au lointain mais bien présents, dans le silence de plomb d'une chambre endormie. Aux côtés d'Anna, un homme dort, nu sous des draps de soie qui habillent leurs nuits. Il porte sur ses épaules une responsabilité qu'il ignore encore ; celle du destin de sa femme et des siens. Il ne sait pas, il ne peut savoir, elle pense, tirée par ses sombres pensées d'un sommeil trop doux pour elle. Un jour, tout explosera, elle le sait. Pourtant, Anna a envie de croire encore un peu en leur idylle, se persuade presque qu'ensemble, ils peuvent réconcilier les humains - créatures simples et sottes, à en croire ses consœurs - et les sorcières. Mais le scénario n'est pas celui-là : lui, gouverneur et pourfendeur de la chasse aux sorcières qui a cours à Salem, elle, erreur de la nature, création maléfique, née de la main du Malin. Elle, qui lui ment depuis des années, et pour qui l'heure a désormais sonné.
Elle prend une inspiration alors que les images d'un supplice annoncé vrillent dans sa tête. Doucement, sans faire de bruit, elle s'extirpe du lit conjugal, temple encore insouillé de la guerre qui fait rage dehors. Dehors, c'est loin quand elle est ici, et pourtant si près, menaçant à chaque instant de faire le jour sur son secret.

Anna se lève enfile des vêtements (elle ne fait pas attention, les premiers qui viennent) et se dirige vers l'entrée, où ses pieds entrent en contact avec le carrelage froid. Dehors, la lumière du jour naissant baigne la ville d'un clarté blanche, douceâtre, dans laquelle il semble faire bon se lover. Chaussures, manteau, et la voilà dans les rues où le silence est toujours bien là, mais semble plus respirable que dans l'appartement. Anna marche, se laisse guider par ses pas. Elle a besoin d'air, voilà, besoin d'air et de penser à tout ça, à lui, à eux, à une façon de s'en sortir sans qu'aucun mal ne soit fait. Naturellement, sa marche la mène au refuge de Theresa, et si elle n'y a pas prêté attention, Anna n'est pas surprise de voir les murs de la bâtisse occupée par sa tante se dresser sous ses yeux. Le clocher sonne : il est cinq heures quand elle toque doucement à la porte.

Pour toute réponse, le silence, qui finit par être rompu par des aboiements, de l'autre côté de la lourde porte d'entrée. Anna fronce les sourcils ; si Theresa dormait jusque là, ce n'était certainement plus le cas, et pourtant, personne ne semble arriver. C'est une boule au ventre qu'Anna réitère ses coups, martelés cette fois plus forts et plus nombreux, prise de frayeur face à ce que tous savent être l'inévitable issue de la bataille : chaque camp y laissera des siens, martyrs ou bourreaux, et ce jusqu'à la défaite. Elle crie son nom, encore, encore, mais personne ne vient, derrière cette porte irrémédiablement scellée. Anna contourne le bâtiment jusqu'à la première fenêtre. Elle se penche vers son reflet et approche les yeux de la vitre. Le chien est toujours là, comme enragé, s'agitant autour d'une forme luisante au sol. Anna regarde attentivement. Son cœur s'arrête quand elle reconnaît le liquide brillant, flaque de sang d'un pourpre pur, qui vient teinter ce matin doux et blanc de la couleur du deuil. Un cri, puis les larmes viennent. La guerre est entrée dans sa vie, et désormais, elle va se battre, comme ses aînées avant elle.

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